Tremblez Tyrans

Feu Robertson

PS032 / album LP 12" / 2017
PS032 / CD Digisleeve / 2017

An arty and romantic universe, between sparkle slowcore, swampy noise or buckshot lo-fi.

Un univers arty et romantique, entre slowcore à paillettes, noise marécageuse ou psychedelic dance music.

 

 

Album LP 12″

CD

Le thème général de la mort plane sur l’album. Les morceaux « Blues for Miss Fitz » ou « Meteor Striking » évoquent les revenants et les personnages multiples et passés qui peuvent nous habiter et/ou nous hanter. Le morceau « Burial and Burning » fait écho au travail du plasticien Arman. « Hot Turkey » résonne comme une réponse émue (et ode à l’amour vache) à J. Lennon et ses cris tourmentés sur son morceau « Cold Turkey ».

« Texas Tarantula » aborde quant à lui la rupture amoureuse avec un véritable déploiement de guitares, longue composition introductrice, trouble et puissante, se terminant par des moments hallucinés de voix et de guitares en mode reverse. Ce morceau est bâti à partir d’insultes tirées de morceaux de F. Zappa. Un bruit de moteur d’avion signe un clin d’oeil au film Zabriskie Point, point d’orgue Antonionien du psychédélisme radical et de la contestation libertaire et hippie.

C’est peu dire qu’une ‘reprise’ de la Marseillaise semble iconoclaste dans l’univers du ‘rock’. Le titre de l’album, « Tremblez Tyrans », provient d’ailleurs d’un couplet de la Marseillaise et ce morceau se trouve à l’origine de la construction de l’album. L’idée, ici, est le détournement d’un mythe afin de sonder la teneur paranoïaque et glauque des paroles de cet hymne national, mais d’en conserver la rage farouche et la détermination qui lui donnent sa beauté. Prendre un recul non pas historique mais artistique, en ayant en tête le travail de Pierre Nora, qui voulait, dans ses « lieux de mémoire », établir un inventaire des espaces où s’est incarnée la mémoire nationale dans sa dimension symbolique. S. Gainsbourg, façon reggae, voyait la Marseillaise cosmopolite et tragique tandis que le rock met en valeur son romantisme et son intemporalité. Let’s march !